ACCEPTEZ DE LACHER VOTRE BALLON (lâcher-prise partie 2)

October 15, 2018

Je suis confortablement installée sur ma terrasse à profiter des derniers rayons du soleil à côté d’une tasse de thé fumant réfléchissant à ce prochain article. Me vient alors à l’esprit le souvenir de mon premier cours d’Aïkido que le professeur avait subitement interrompu ainsi : « Vous avez tous des problèmes et des soucis plein la tête. Moi aussi. C’est normal. Mais posons-nous un moment et réfléchissons. Ces problèmes, ces soucis ont-ils autant de gravité et d’importance que nous leur en attribuons ? S’ils concernent un problème de santé important, voire mortel pour nous ou pour l’un de nos proches, alors oui : ils sont graves. Mais autrement ils n’ont d’important que l’importance que nous leur accordons. Importance qui d’ailleurs est toute relative puisque chacun d’entre nous ici à une notion différente de l’importance des choses. Savez-vous comment en Asie du Sud-Est on a coutume d’attraper les singes ? En glissant un gros morceau de banane ou une friandise dans une noix de coco évidée. L’ensemble est ensuite solidement arrimé au sol ou dans un arbre. Le singe y introduit sa main, se saisit du fruit ou de la friandise mais n’arrive plus à ressortir sa main une fois refermée sur son contenu du fait de l’étroitesse de l’ouverture. Ne voulant pas lâcher ce qu’il a saisi, le singe reste prisonnier et se fait capturer. Alors ce soir avant de continuer ce cours avec plus d’entrain je l’espère, j’aimerais que vous vous posiez la question de savoir quelle est votre banane qui vous rend prisonnier. Et lorsque vous l’aurez identifié lâchez-prise et bougez-vous !! »

J’ai toujours gardé en mémoire cette scène surprenante au premier abord mais si riche d’enseignement sur le lâcher-prise.

Le lâcher-prise on en entend beaucoup parler, beaucoup en rêvent, mais peu y parviennent totalement. Mais le lâcher-prise c’est quoi exactement ?

 

 

Lâcher-prise ce n’est pas ne rien faire. Au contraire, c’est une action volontaire et dynamique.

 

Lâcher-prise c’est accepter ses limites et prendre la vie comme elle vient. C’est une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres. C’est continuer à agir sans s’inquiéter du résultat, s’occuper de l’avenir sans s’en préoccuper, s’autoriser à prendre du recul tout en restant dans l’action.

 

Lâcher-prise est nécessaire voire même indispensable pour (re)trouver confiance et sérénité dans sa vie. Il est faux de penser que lâcher prise consiste à renoncer, à se résigner. S'il y a effectivement du renoncement dans le lâcher-prise, la résignation est absente de cette philosophie de vie qui a le pouvoir d'adoucir le quotidien.

 

Lâcher prise c'est renoncer à contrôler ce qui ne peut pas l'être.

 

Lâcher-prise c’est renoncer à chercher à prouver quoi que ce soit, c’est accepter ses émotions, accepter de se libérer de ces peurs qui nous immobilisent, de ses angoisses qui nous hantent, de ses pensées négatives et/ou de croyances qui nous limitent dans nos choix.

 

Lâcher-prise c’est accepter que l’autre c’est l’autre, qu’il est différent de moi et moi, je suis qui je suis et non pas qui je rêverai d’être ou qui mes parents veulent que je sois.

 

Lâcher-prise c’est cesser de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendions.

 

A partir du moment où l’on peut lâcher-prise, où l’on ne désire plus être heureux(se) à tout prix, on découvre alors que le bonheur c’est cette capacité à garder les mains ouvertes plutôt que de les laisser agrippées sur ce que nous croyons nous être indispensable.

 

Lâcher-prise permet de se détendre, de s’alléger, de faire disparaître les tensions du corps et de percevoir différemment le monde qui nous entoure.

 

Lâcher-prise permet d’atteindre le calme intérieur, de laisser la place aux pensées positives, à la liberté, aux relations saines et bonnes pour nous, de retrouver la confiance en soi.

 

Pour réussir à lâcher-prise il faut être bien ancré dans le présent. Vous avez travaillé dur pour obtenir une promotion, votre patron vous semble satisfait de votre travail et de votre implication dans l’entreprise mais la bonne nouvelle tarde à tomber ? Bien souvent, dans une telle situation, vous vous rongez les sangs jusqu'à ce que vous ayez une réponse à la question qui vous taraude. Lâcher-prise consiste alors à reconnaître que vous avez déjà fait tout ce que vous pouviez. Vous ne pouvez plus agir sur la situation, les dès sont jetés, ils ne sont plus entre vos mains. Il ne vous reste donc plus qu'à accepter l'incertitude et l'angoisse qu'elle génère.

 

Mais je vous entends déjà dire « oui, mais comment faire ? », « par où commencer ? », « je n’y arriverais pas ». Pour cela je vais simplement vous communiquer quelques recettes complémentaires à celles de la semaine dernière me venant de ma tante Berthe.

 

1 : Faîtes le tri à l’intérieur de vous

 

Comme vous avez fait le tri dans vos armoires et penderies allégez-vous du superflu pour faire de la place à l’intérieur de vous et vous rendre plus disponible. Débarrassez-vous des choses inutiles qui vous encombrent la vie, faites de la place pour respirer.

 

En jetant vos pensées négatives, vos croyances limitantes, vos souvenirs qui vous pèsent au quotidien, ces pensées qui n’ont aucune valeur mais qui vous rappellent de vieux souvenirs, vous vous allégerez de vos feuilles mortes pour pouvoir passer à autre chose.

 

2 : Mettez-vous en mode roue libre

 

Le lâcher-prise étant le contraire du contrôle, commencez par arrêter de vouloir tout contrôler. Vous y gagnerez en temps, en sérénité, en énergie et obtiendrez une meilleure relation à l’autre.

 

Par exemple, supposons que vous ne voulez plus contrôler le comportement de vos ados (ils apprécieront !!!). Eh bien acceptez plus facilement leurs légers travers, acceptez qu’ils ne soient pas vous, qu’ils ne pensent pas comme vous, qu’ils ne fassent pas les études que vous auriez aimé qu’ils fassent. Ils ne sont pas vous et vous n’êtes pas eux. Alors vous devenez plus indulgent(e) et vous les acceptez tels qu’ils sont. Vous y trouvez aussi une plus grande confiance en vous.

 

Cessez de vous tracasser pour des choses qui ne dépendent pas de votre volonté.

Vous pouvez changer vos actions, vos émotions, vos pensées, vos réactions mais vous ne pouvez pas changer l’autre. Alors commencez par changer vous-même plutôt que de vouloir changer les autres. Je ne pense pas que vous aimeriez que quelqu'un cherche à vous changer, n'est-ce pas ?

 

Comment voulez-vous être heureux(se) si vous refusez de laisser aller toutes les choses qui vous rendent triste ?

 

Ma tante Berthe disait toujours « Aucun ballon ne monte plus haut que ton bras si tu n’acceptes pas de le lâcher ! ». Alors lâchez votre ballon et regardez-le évoluer dans le ciel, vous serez surpris(e) de ce dont il est capable.

 

3 : Pensez positivement

 

Identifiez vos pensées et vos croyances limitantes et remplacez-les par d’autres plus positives. Je serais curieuse de savoir combien de fois vous vous êtes déjà aperçu(e) que certaines de vos pensées étaient fausses et dès lors que vous les avez changées vous avez éprouvé une émotion positive vous envahir. A l’opposé, d’autres sont plus tenaces, leurs racines étant plus profondes, dans ce cas, qu’attendez-vous pour modifier votre perception sur ces croyances ?

 

4 : Soyez à l’écoute de vos émotions

 

Si vous éprouvez des émotions, c’est pour une bonne raison. Chacune d’elle à sa raison d’être, qu’elle soit positive ou négative, si elle est là c’est pour une bonne cause. Apprenez à écouter vos émotions, elles sont le reflet de vos pensées.

 

Commencez par les émotions quotidiennes quand vous êtes en forme et que tout va bien. Comment ressentez-vous cette joie vous envahir à l’intérieur de vous ? Comment dialoguez-vous avec elle ? Que se passe-t-il en vous ? Que ressentez-vous à l’intérieur de vous ?

Puis lorsque vous serez habitué(e), faites la même chose avec les émotions négatives ou désagréables. Quand vous vous sentez mal, que ressentez-vous à l’intérieur de vous ? Dans quelle partie de votre corps cette émotion se localise-t-elle ? Quel nom donnez-vous à cette émotion ? Ecoutez-la et mettez des mots sur vos maux, apprenez de cette façon à dialoguer avec vos émotions. Ne vous dispersez pas et faites cela émotion par émotion.

 

Je pourrais continuer comme ça longtemps sur le sujet car il existe de multiples façons de lâcher-prise, mais peut-être qu'une simple méditation sur ce magnifique conte chinois pour commencer peut vous aider :

 

Il y a fort longtemps en Chine, vivait un paysan chinois du nom de Wang pourvu d’une grande sagesse. Il était veuf mais avait un fils unique qui faisait sa fierté.

 

Un jour, le jeune Wang se trouvait au sommet d’un arbre pour en récolter les fruits, mais il fit une grave chute et se fractura les deux jambes. Tout le monde plaignit le père privé ainsi de sa seule main d’œuvre. Mais le vieux Wang dit : « Bonheur, malheur, qui sait ? ».

 

Le lendemain, la guerre fut déclarée et tous les jeunes gens en bonne santé du village furent appelés sous les drapeaux. Le jeune Wang, en raison de sa blessure, échappa au recrutement militaire. Comme les amis des Wang se réjouissaient pour eux, le père répétait tranquillement : « Bonheur, malheur, qui sait ? ».

 

Quelque temps plus tard, un séisme frappa le village et la maison des Wang fut complètement détruite. Les villageois se lamentaient du désastre mais le vieux Wang disait toujours : « Bonheur, malheur, qui sait ? ».

 

Le fils Wang commença à fouiller dans les décombres de la maison pour tenter de récupérer quelques biens. C’est alors qu’il découvrit un grand trou sous ce qui restait du plancher et tout au fond, il y avait un coffre contenant un trésor. Il permit ainsi aux Wang de reconstruire leur demeure, encore plus belle et confortable qu’auparavant ! Les voisins des Wang vinrent les féliciter mais le vieux Wang répétait impassible : « Bonheur, malheur, qui sait ? ».

 

Et vous ? Etes-vous plutôt comme le singe qui reste agrippé à sa friandise ? ou comme le sage Wang qui lâche prise sur tout ce que la vie lui réserve ?

 

Si vous êtes comme le sage, continuez ainsi votre chemin mais si vous êtes plutôt comme le singe et que vous éprouvez le besoin d’être accompagné(e) par un professionnel alors un rendez-vous pour une séance d’hypnose, de PNL, de DNR ou de soins énergétiques peut être d’un grand secours pour vous permettre d’accomplir le changement que vous souhaitez opérer.

 

Je serais d'ailleurs curieuse de savoir combien de temps vous allez mettre pour lâcher votre friandise ou laisser s'envoler votre ballon ?

 

Sylvie Palin-Luc

07 69 04 85 92

Praticienne en hypnose et thérapies brèves certifiée FFHTB , NGH et IN

Energéticienne et Géobiologue certifiée FFG

www.hypnose-f2b.com

 

IMPORTANT : Les thérapies brèves (hypnose, PNL, DNR) et les soins énergétiques ne se substituent pas à une démarche thérapeutique traditionnelle, elles ne visent pas à faire un diagnostic ou à prévenir une pathologie. Elles sont compatibles avec tout traitement médical en cours ou à venir. Elles ne peuvent et ne doivent en aucun cas se substituer à un traitement médical qui dans tous les cas doit être poursuivi. En cas de doute demandez l’avis de votre médecin.

 

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