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CANCER DU SEIN : l'ayurvéda pour rééquilibrer le corps et l'esprit

Comme tous les ans depuis 5 ans, j'écris dans "l'Annuel d'Informations Professionnelles des Médecins de la Gironde". Cette revue est éditée sous le parrainage du professeur Philippe Castera, consultant médical général de la COREADD Nouvelle Aquitaine et ancien professeur associé de médecine générale de l'Université de Bordeaux. Elle est distribuée aux médecins généralistes et spécialistes du département. Pour cette 26ème édition, l'article que j'ai rédigé sous forme de rendu d'interview, portait cette année sur le Cancer du sein et l'ayurvéda.

J'espère que vous aurez autant plaisir à le lire, que j'ai eu à l'écrire. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à me poser vos questions en laissant un commentaire ou en me contactant en MP.

Bonne lecture.







Dans un précédent article rédigé en 2021 avec le psychologue et chef de cuisine indienne spécialiste de l’ayurvéda et des épices Anil Abhimanyu Sharma, Sylvie Palin-Luc vous expliquait en quoi consiste cette médecine traditionnelle indienne millénaire et comment elle peut aider à soulager les malades. A l’époque, jamais elle n’aurait imaginé que quelques mois plus tard, cette thérapie ancestrale l’aiderait à vivre avec facilité et sérénité un cancer du sein. Aujourd’hui, elle souhaite témoigner auprès de vous son expérience de vie dans le cadre de cette maladie, parce qu’elle croit en une médecine intégrative pour le bien de chacun de nous. Elle est convaincue, qu’il existe des méthodes douces, non invasives et respectueuses du malade qui peuvent lui être proposées pour vivre avec plus de douceur cette étape délicate de son existence. Voici comment, avec l’aide d’Anil Sharma et d’un vaidya[1], elle a intégré cette médecine ancestrale aux traitements conventionnels de lutte contre le cancer du sein.


Avant toute chose, elle souhaite rappeler la philosophie de cette médecine traditionnelle indienne millénaire qui depuis 2014 a son propre ministère en Inde.

En Ayurvéda, chaque être humain est une entité séparée, un phénomène unique. L’Homme est considéré comme un microcosme évoluant dans le macrocosme ce qui entraîne un phénomène de cause à effet : le dernier influençant directement le premier. En d’autres termes, l’infiniment petit, de l’être humain jusqu’à la plus infime des molécules qui le composent, est le reflet de l’infiniment grand, des planètes ou des galaxies dans le cosmos, et fonctionne selon les mêmes principes. Ainsi, l’environnement dans lequel évolue l’individu a une grande importance.

Médecine préventive plus que curative, l’Ayurvéda considère que l’Homme est constitué de plusieurs corps : le corps physique que l’on peut voir et toucher mais également le corps mental, le corps émotionnel, le corps énergétique, le corps spirituel et l’âme. Cette approche holistique de l’individu ne cantonne pas la santé à un état de fonctionnement optimum de l'organisme mais à un état d'équilibre général entre le physique, l'esprit et l'âme en accord avec le contexte et l'environnement.

Dans la pensée ayurvédique, chacun est responsable de son état de santé. La maladie est ainsi considérée comme la conséquence d'un déséquilibre dû à l'aggravation des doshas[2], dans l'excès ou dans le manque.

Cette médecine sociale dont la particularité est de soigner le malade et non la maladie propose de ré-équilibrer le corps et l’esprit, les deux étant intimement liés.

Cet équilibre repose sur 3 piliers : notre alimentation, notre routine et hygiène de vie, notre état d’esprit.


Face au cancer, en Inde, il existe les mêmes traitements allopathiques qu’en France : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, etc… L’Ayurvéda ne s’y oppose pas. Au contraire, les deux médecines se complémentent parfaitement.


Spécifiquement dans le cadre du cancer du sein, comme il touche à la féminité, on va travailler sur l’identité même de la malade et les raisons profondes qui ont fait que le cancer est apparu. Ainsi on va passer en revue toutes les thématiques de la vie de la malade. Sur la base d’un questionnaire, une analyse précise de sa vie, de son histoire, de son hygiène de vie est effectuée. 13 thèmes au total sont abordés : l’alimentation et l’eau ingérées, le microbiote, les toxiques, la gestion du stress, l’activité physique, l’environnement et le cadre de vie, les relations sociales, familiales, professionnelles, sentimentales, amicales, l’état psycho-émotionnel, le transgénérationnel, la sexualité, l’énergétique du corps et la spiritualité de la patiente.

En fonction de cela, un traitement totalement personnalisé et sur mesure lui est proposé. Ainsi on va agir sur sa préparation physique et mentale à la chirurgie mais également aux traitements suivants ainsi que sur un rééquilibrage général du corps.


Une alimentation consciente : la base du traitement !

Dès l’annonce du diagnostic, l’accent est mis sur un régime alimentaire spécifique. Le sucre est supprimé ainsi que certaines protéines mais aussi les aliments trop riches en fer. La consommation de produits à indice glycémique bas et d’aliments alcalinisant le corps tels que riz complet, soja vert… – et amer – fenugrec, chicorée, chou brocoli est favorisée.

Pour un temps donné, les aliments acidifiants quittent l’assiette de la patiente. Ainsi la viande de tous les animaux à quatre pattes est écartée, et de façon plus général la viande ainsi que le lait de vache sous toutes ses formes mais aussi certains fruits. Des compléments alimentaires sont prescrits pour détoxifier le foie, réimperméabiliser l’intestin et ramener l’équilibre acido-basique dans le corps.


L’accent est mis sur la consommation d’épices, considérées comme des alicaments. Celles qui ont un pouvoir réchauffant sont supprimées pour éviter d’augmenter l’inflammation c’est le cas de l’asafoetida alors que d’autres, au contraire, ayant un pouvoir rafraîchissant, sont augmentées tels que le cumin, la coriandre en poudre ou les feuilles de cary par exemples. Le cancer déteste les épices !


La consommation de curcuma est encouragée et même apportée sous forme de complément alimentaire pour garantir la quantité journalière nécessaire (12g). Sa consommation couplée au fenugrec qui augmente la biodisponibilité de la curcumine permet de réduire de 25% le risque de récidive et réduit les effets secondaires induits par l’hormonothérapie. Tout comme la consommation de Guduchi d’ailleurs, plante qui agit sur les symptômes du stress, les articulations et le renforcement des défenses immunitaires. Elle est parfaitement compatible avec les traitements conventionnels.


Les huiles raffinées sont supprimées au profit de la consommation de l’huile de coco et si la patiente a bon appétit, on va autoriser la consommation de ghee[3].


La consommation d’ail, d’asafoetida, de pois chiche et de yaourts est supprimée pendant quatre semaines pour réduire l’inflammation des cellules.


La consommation de bouillon d’os, bu quotidiennement à raison d’un bol avant chaque repas, permet de renforcer les défenses immunitaires et améliore la santé intestinale grâce à sa richesse en collagène et glutamine. Riche en acides aminés essentiels et non essentiels (glutamine, glycine, proline), il est fortement recommandé pour les personnes ayant un besoin élevé en protéines. Il apporte aussi, vitamines B et C et des minéraux tels le calcium, le magnésium, le silicium, le soufre et le phosphore. Sa consommation contribue à la détoxification et à la santé du foie, agit comme un soutien contre l’inflammation et améliore le sommeil, entre autres.


Le kitchari aux haricots mungo est également fortement encouragée. Le kitchari, emblématique de la cuisine ayurvédique est un plat gourmand et nourrissant. Il est à consommer une fois à deux fois par jour en période de grosse fatigue. Considéré en Ayurvéda comme l’un des plus anciens systèmes de guérison de médecine holistique, c’est l’aliment traditionnel de purification puisqu’il facilite l’élimination des toxines accumulées dans le corps. Il s'agit d'un plat composé de riz, de haricots mungo ou lentilles et d'épices dites « digestives ». Sa texture est celle d'un porridge. Sa particularité est d'être riche en protéines complètes et extrêmement digeste et léger à la fois ce qui permet au corps de ne pas se fatiguer sur la digestion.


Les bienfaits du massage

A côté de l’alimentation, on trouve le massage bien sûr qui va aider à rééquilibrer les énergies du corps.

Il apaise physiquement et émotionnellement la malade et contribue à améliorer sa qualité de vie. Cependant, il doit être pratiqué par une personne formée à ce type de massage dont l’objectif est de relancer les énergies du corps bloquées au niveau de la zone à soigner. Le sein n’est, quant à lui, pas massé. Tout le massage se fait en périphérie. Il permet de réduire les tensions musculaires induites physiquement par l’opération, les raideurs causées par les douleurs, ou l’anxiété et le stress vécus pendant la maladie. La relaxation et la sensation de bien-être sont également recherchées. La fatigue de la malade diminue, la dépression est moins fréquente, le sommeil s’améliore.

Il permet également à la patiente de se réconcilier avec son corps, de réapprendre à l’aimer, d’accepter d’être vue et touchée par l’autre, de modifier le regard qu’elle porte sur elle et la maladie. Le massage est vécu comme une pause détente dans l’histoire de la malade qui met ainsi la maladie entre parenthèses pendant quelques instants.

Ainsi toutes les semaines, Sylvie Palin-Luc a reçu de façon régulière des massages de tout le corps. Cette pratique m’a permis de retrouver puis maintenir une énergie nécessaire au maintien d’une vie normale, d’apaiser le mental et de retrouver le sommeil.


Le yoga pour unifier le corps et l’esprit

Le yoga vise à unifier le corps, l’esprit et l’âme. Il fait partie des soins de support pendant et après un cancer. Sa pratique associe des mouvements spécifiques du corps à des techniques de respiration et de méditation.

En France, on nous fait croire qu’il existe différents types de yoga. Ce n’est là que l’interprétation erronée de cette pratique par les occidentaux. Il n’existe qu’un seul type de yoga que l’on adapte en fonction de la personne qui le pratique. Là aussi les séances sont personnalisées.

Une pratique quotidienne du yoga à raison de dix minutes par jour a permis à S. Palin-Luc de retrouver la souplesse et la mobilité totale dans tout le haut du corps un mois après la chirurgie, cela à la grande surprise de sa kinésithérapeute qui l’a suivi après pour des séances de sénologie.

Le yoga permet de réduire le stress physique et mental, d’apprendre à « lâcher-prise », de se réapproprier son corps, de le ressentir à nouveau bouger. Il aide à atténuer les douleurs articulaires et musculaires pouvant être occasionnés par les traitements et contribue à l’amélioration de la qualité du sommeil rendant l’organisme plus résistant.


Les séances de yoga sont toujours terminées par une séance de relaxation, de méditation et de pranayama – respiration –.


Un moment de relaxation

Toute séance de yoga se termine d’abord par un moment de relaxation complète d’une dizaine de minutes allongée sur le dos, les bras et jambes écartés, paumes des mains tournées vers le ciel. La concentration se pose sur la respiration qui doit être ventrale et régulière. Mentalement tout le corps est balayé du bout des orteils au sommet de la tête pour dénouer les tensions, zone par zone. L’objectif recherché : abaisser le niveau de stress et calmer le mental.


La méditation : la douche du mental

La méditation suit souvent la relaxation mais elle peut aussi être pratiquée seule, en dehors de la pratique des asanas (postures de yoga).

Ici aussi l’Occident parle de méditation transcendantale ou de pleine conscience. Cessons de nous compliquer l’existence. La méditation, en Inde, est une pratique simple basée sur la concentration. Le support peut être la respiration, donc le souffle, ou bien la flamme d’une bougie portée mentalement entre les deux yeux, au niveau du troisième oeil. Elle peut être pratiquer seule ou en groupe. Quelle que soit la technique retenue, les preuves scientifiques ne manquent pas sur les effets positifs de la méditation dans le cadre du cancer du sein : diminution du niveau de stress, amélioration de la santé mentale et émotionnelle pendant et après la maladie.


La méditation peut également se faire via un support sonore appelé « mantra ». Il ne s’agit pas des pseudo-mantras qu’on nous dit de réciter du style « je vais bien tout va bien », ni d’une prière ou d’une chanson. Il est, ici, question d’une succession de sons sacrés répétés en boucles dont la fréquence vibratoire va rentrer en résonnance avec les cellules du corps pour les ramener à l’équilibre. La répétition va induire chez le pratiquant un état modifié de conscience proche de la méditation.


Le pranayama : le souffle de vie contre le cancer

Après la relaxation et éventuellement la méditation, vient le temps de la respiration en position assise. En Sanskrit « prana » veut dire « souffle » et « yama » signifie « contrôle ». Le pranayama est donc la discipline du contrôle du souffle pour mieux le maîtriser et l’envoyer dans les parties du corps qui en ont besoin.

Les cellules cancéreuses n’aiment pas l’oxygène aussi on va leur en apporter par des exercices de respiration tout aussi spécifiques que ceux en yoga, à pratiquer également quotidiennement.

Son fonctionnement ?

Le souffle et le mental sont comme des jumeaux reliés par le diaphragme. La peur apparaît lorsque celui-ci se durcit, puis elle affecte le cerveau. Les cellules du cerveau commencent à se détendre dès que le diaphragme commence lui-aussi à se détendre.

Cela signifie que le diaphragme est l'intermédiaire entre le corps physique, physiologique et mental. Il joue un rôle important dans le pranayama.

Ce dernier rend le diaphragme libre et souple. La pratique du pranayama développe la confiance en soi et fait diminuer la peur. Lorsque la confiance se développe, le souffle installe le mental dans un état de bien-être.

Le souffle est aussi important qu’un pont qui enjambe une rivière pour aller d’une rive à l’autre. Le diaphragme joue le rôle du pont entre le corps physique et les autres corps mental et spirituel.


L’ayurvéda, la science épigénétique par excellence

Ces accompagnements ayurvédiques spécifiques que ce soit l’alimentation, le massage, le yoga, la relaxation, la méditation, le pranayama ont tous un point commun : ils agissent sur l’ADN du malade. Or nous savons que le cancer est la résultante d’un dysfonctionnement de l’ADN. Lequel ADN est une matière vivante ayant sa propre fréquence vibratoire. Il agit comme une grande bande de données sur laquelle sont enregistrés toutes les informations environnementales captées par notre organisme de façon consciente et inconsciente. Chaque ADN, donc chaque individu a sa propre fréquence vibratoire. C’est le déséquilibre de cette fréquence qui va entraîner la maladie.

Quand on regarde de plus prêt notre mode de fonctionnement et toutes ces disciplines, le point commun si se détache c’est l’usage des cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat.

Par nos sens, nous captons les informations qui nous entourent, nous créons nos croyances, nos émotions, notre réalité. Chacune de ces informations correspond à une vibration qui rentre en résonnance avec les cellules de notre corps. C’est en ramenant l’équilibre entre les fréquences vibratoires de notre ADN et celles de notre environnement que l’on ramène l’équilibre dans le corps. C’est la raison pour laquelle, une personne malade ne peut pas guérir dans l’environnement qui l’a rendu malade. Si elle veut vivre la guérison, elle doit modifier son environnement de vie : habitudes alimentaires, hygiène de vie, cadre de vie, relations sociales, professionnelles, amoureuses.


Et demain ?

Sylvie Palin-Luc est convaincue que l’avenir de la médecine se trouve dans la complémentarité des deux médecines : allopathiques et holistiques. Elle pense aussi que le traitement du cancer du sein voire même du cancer en général, ne peut plus être du seul ressort de la biologie. Mais qu’il faut intégrer dans les équipes, physiciens, mathématiciens, énergéticiens et thérapies holistiques ancestrales.

Le patient ne doit plus être vu comme un corps physique fonctionnant comme une « machine » mais comme un tout constitué de plusieurs corps (physiques, mental, psychique, émotionnel, énergétique) qui sont tous interreliés, s’influençant les uns les autres. C’est en agissant simultanément sur tous ces corps que le retour à la pleine santé peut se faire. C’est exactement comme en cuisine, ce n’est pas l’usage d’un seul ingrédient qui va permettre la réalisation d’un bon gâteau. C’est la chimie des ingrédients entre eux qui permet d’obtenir le résultat souhaité.


Pour sa part, Sylvie Palin-Luc a vécu cette maladie comme une expérience de vie initiatique même si tous les jours n’ont pas été faciles. Un cadeau du ciel pour tous les changements qu’elle a apporté dans ma vie. Aujourd’hui, forte de toutes ses connaissances acquises ces derniers mois mais aussi de celles qui sont les miennes dans le domaine de la relation d’aide, elle a décidé de faire bénéficier les femmes atteintes ou non de cancer du sein de son savoir tant dans la prévention que dans l’accompagnement pendant la maladie. Cela a commencé par l’écriture d’un livre qui sortira en fin d’année.

[1] Vaidya : nom donné au médecin ayurvédique [2] Doshas : humeurs biologiques au nombre de trois : Vata, Pitta, Kapha [3] Ghee = beurre clarifié


Incarnez Votre Force d’Agir dès aujourd’hui.

Contactez-moi dès aujourd'hui au 0677124206.



Sylvie Palin-Luc

Hypnothérapeute

Conseillère en santé intégrative

0677124206

8 rue Pierre Georges Latécoère 33700 Mérignac


IMPORTANT : Les thérapies complémentaires (hypnose, PNL, DNR et les soins énergétiques)

ne se substituent pas à une démarche thérapeutique traditionnelle, elles ne visent pas à faire un diagnostic ou à prévenir une pathologie. Elles sont compatibles avec tout traitement médical en cours ou à venir. Elles ne peuvent et ne doivent en aucun cas se substituer à un traitement médical qui dans tous les cas doit être poursuivi. En cas de doute demandez l’avis de votre médecin.



Article extrait de "le dictionnaire des maux et des maladies" de Jacques Martel, Ed. 2007

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