Le « syndrome de Roemheld » - Quand roter et péter peut délivrer des peurs

Dans le cadre de mon activité professionnelle, je reçois très souvent des personnes atteintes d’angoisse, d’anxiété, de peur, de stress. Or si l’hypnose et la PNL sont très efficaces sur ce genre de problématique pour travailler la(es) cause(s) émotionnelle(s) et psychologique(s), l’origine de certaines angoisses peut être purement "mécaniques". Les connaître, apprendre à les détecter et savoir y pallier constitue un pas de plus vers la libération de ces peurs pour une plus grande autonomie. C’est la raison pour laquelle, j’ai trouvé utile de partager avec vous un article rédigé par Klaus Bernhardt[1].

« Le syndrome de Roemheld porte le nom de son découvreur, l'interniste Ludwig von Roemheld[1]. Au début du XXème siècle, il a fait une découverte passionnante : il a constaté que de nombreuses personnes souffrant de ballonnements ou d’éructations se plaignent aussi plus souvent de symptômes qui apparaissent principalement chez les patients anxieux : bouffées de chaleur, souffle court, essoufflement, palpitations, anxiété, vertiges, étourdissements, troubles du sommeil et extrasystoles, mieux connues sous le nom de palpitations.


Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Dans « Exaplan, le recueil de médecine clinique », ce phénomène est décrit comme suit : « En raison de l'accumulation d'air dans le tube digestif, le diaphragme est poussé vers le haut et peut exercer une pression directe ou indirecte sur le cœur. Divers problèmes cardiaques peuvent se développer, y compris des douleurs similaires à l'angine de poitrine (oppression thoracique). Dans les cas graves, cela peut entraîner un évanouissement temporaire. »[3]


Moins de gaz, moins d'anxiété


Si vous souffrez également de flatulences ou d'éructations, il est fort possible que vous souffriez tout simplement du syndrome de Roemheld. Heureusement, il existe un certain nombre de tests simples pour le découvrir rapidement, ainsi que des outils simples que vous pouvez utiliser si nécessaire. A vrai dire, au premier stade d'un trouble anxieux supposé, et tant que la peur ne s’est pas ancrée structurellement et profondément dans le cerveau, la règle de base valable pour le syndrome de Roemheld est la suivante : pas de pression sur le diaphragme, pas de peur.

Il serait donc plus facile, comme ce fut le cas à l'époque de Luther, de roter et de péter à votre guise. Les ballonnements et les flatulences n'auraient alors aucune chance de provoquer suffisamment de pression interne pour déclencher ces symptômes désagréables. Cependant, comme cette méthode pour réduire l'anxiété n'est pas vraiment bien accueillie par les membres de la famille ou les collègues de travail, je vous conseillerais de changer votre alimentation.


Changer votre alimentation peut soulager considérablement les symptômes


A titre de test, évitez pendant 14 jours tout ce qui provoque des ballonnements et flatulences. Si vous êtes vraiment affecté par le syndrome de Roemheld, vous devriez pouvoir constater une réduction significative de vos symptômes d'anxiété simplement en modifiant votre alimentation.

Une liste des aliments les plus susceptibles de provoquer des gaz et une deuxième liste des aliments qui en causent à peine se trouvent à la fin de cet article de blog. Mais étant donné que la première liste est assez longue et qu'une alimentation équilibrée est aussi liée à la qualité de vie, je voudrais vous révéler 4 astuces que vous pouvez également utiliser pour réduire considérablement les flatulences et ballonnements, même si vous ne réduisez pas votre alimentation de manière aussi drastique.


Les 4 astuces aident à réduire le syndrome de Roemheld


Astuce 1 : éviter le gluten

En guise de test, éliminez tout d’abord pendant 7 jours tous les produits contenant du gluten c’est-à-dire tout ce qui est fabriqué à partir de céréales telles que le blé, le seigle, l’épeautre, l’avoine, l’orge et le triticale. De nombreuses personnes souffrent d'une intolérance au gluten non diagnostiquée. Cela est aussi dû au fait que les tests sanguins disponibles se contentent de détecter si vous développez des anticorps au gluten mais la réaction de votre corps et de votre cerveau à cette protéine collante n'est PAS testée. Heureusement, vous pouvez le tester vous-même sans aucun problème. Observez pendant quelques jours si et dans quel délai vous vous sentez fatigué après avoir mangé et si votre capacité de concentration diminue. Par exemple, quels sont vos performances les jours ou vous n'avez mangé que des légumes et du poisson ou de la viande en comparaison avec les jours où vous avez allègrement consommé du pain. Pour ma part, je remarque ici une différence majeure. Bien que j'aime le pain frais, je suis loin d'être aussi concentré et productif après de tels repas que les jours où j'évite les aliments contenant du gluten. Par ailleurs, ma digestion est beaucoup plus facile.

Astuce 2 : mangez dans le bon ordre

Consommez les aliments dans le bon ordre et si possible séparément les uns des autres et faites toujours une petite pause entre les plats. Prenez, par exemple, un morceau de melon bien juteux enveloppé dans du jambon de Parme. Personnellement, j'aime cette combinaison, mais pour nombre de personnes, elle provoque des ballonnements et des problèmes d’estomac. Pourquoi donc ? Si vous deviez manger le melon seul, il serait complètement digéré au bout de 30 minutes au plus tard. Mais s'il est mangé avec le jambon, tout se passe autrement. Le jambon a besoin de nettement plus de temps pour être digéré, de sorte qu’il bloque la digestion rapide du melon. En raison de son séjour plus long dans l’estomac, le fruit commence à fermenter et les gaz qui en résultent exercent une pression vers le haut sur le diaphragme. Dans le cas des personnes sensibles, cela conduit à son tour au syndrome de Roemheld déjà mentionné et à ses effets secondaires désagréables. Manger dans le bon ordre signifie manger en premier des aliments riches en eau ! Alors n'appréciez pas les fruits comme dessert, mais plutôt comme entrée. Ensuite, accordez-vous une petite pause avant de consommer les aliments riches en protéines et gras. Vous verrez que cela réduira considérablement vos flatulences. Astuce 3 : Les graines de cumin et le gingembre comme "aides digestives"

En plus d'utiliser des graines de cumin comme épice, il est également très utile de prendre une cuillère à café de gingembre fraîchement râpé avant les repas, ce qui réduit considérablement la sensibilité aux gaz. Si c'est trop fort à votre goût, vous pouvez également vous contenter d’infusion au gingembre. La tisane au fenouil et un mélange d'anis, de fenouil et de cumin sont également des remèdes connus pour contrer les grandes accumulations de gaz.

Astuce 4 : Faites attention à l'exercice régulier

Faites de l'exercice ou faites au moins régulièrement des promenades. Cela renforce les muscles du diaphragme. Plus ils sont forts, plus il est difficile pour les gaz du tractus gastro-intestinal d'exercer une pression sur votre cœur. Idéalement, bien sûr, si vous combinez en plus les 4 astuces, alors vous n'aurez à renoncer qu'aux aliments qui provoquent d’importantes flatulences tels que les haricots, les poireaux ou certains édulcorants. En récompense, vous serez beaucoup moins fatigué et qui sait, peut-être un peu plus d'exercice, combiné à un nouveau comportement alimentaire, suffira-t-il à vous libérer de vos crises d'angoisse. Vous devriez plutôt éviter les aliments suivants dans le syndrome de Roemheld Légumineuses : haricots, pois, lentilles, pois chiches Légumes : oignons, poireaux, oignons nouveaux, chou blanc, chou rouge, choucroute, chou-rave, ail sauvage Fruits : bananes, poires, pommes, kiwi, oranges, prunes, cerises, abricots, fruits secs Produits céréaliers : pain et petits pains (y compris les grains entiers !) Flocons de céréales, muesli, pâtisseries, riz complet Produits laitiers : lait, yaourt, fromages gras Viande : oie, canard, rôti de porc gras Saucisse : salami et tous types de saucisses avec beaucoup de gras Boissons : boissons gazeuses, jus de fruits, alcool (exception : vin rouge avec modération est autorisé) Sucre et édulcorant : sucre de table, fructose, lactose, sorbitol, xylitol En plus : noix, amandes, champignons, épices chaudes, levure et toute forme de restauration rapide Vous pouvez manger les aliments suivants sans aucun problème Veau, poulet et dinde (sans graisse ni peau) Pommes de terre bouillies ou purée de pommes de terre (pas de frites !) Soupes et bouillons simples Légumes bien cuits (ex. : tomates, carottes, épinards) Fromage blanc faible en gras Eau plate, infusion au gingembre, infusion au fenouil, infusion à l'anis, infusion au cumin. Le syndrome de Roemheld est souvent diagnostiqué à tort comme un trouble anxieux. Le fait est que de nombreux patients anxieux auraient été guéris depuis longtemps si la véritable cause de l'anxiété et de la panique avait été reconnue à temps au lieu du diagnostic de « trouble anxieux ». Mais même si le syndrome de Roemheld était initialement « seulement » responsable des bouffées de chaleur et de la sensation étrange dans la poitrine, un autre problème se pose avec le temps. Ce sont précisément ces plaintes qui déclenchent souvent la peur d'avoir subi une crise cardiaque. Et plus cela se répète souvent, plus la peur est réellement ancrée dans le cerveau. Après tout, un essoufflement soudain, des bouffées de chaleur ou une oppression thoracique sont en fait des symptômes qui se produisent également lors d'une crise de panique. Si vous soupçonnez le syndrome de Roemheld, assurez-vous d'en parler à votre médecin ! Si vous ne faites rien contre les gaz intestinaux excessifs pendant trop longtemps, vous vous demanderez toujours s'il y a autre chose derrière la douleur dans l'estomac et les intestins. Toute sensation de satiété et même un essoufflement temporaire amène alors presque inévitablement les personnes concernées à remettre en question leur état de santé physique et, si nécessaire, émotionnel. Vous devez donc en parler directement à votre médecin si vous pensez ne pas avoir de trouble anxieux, mais uniquement le syndrome de Roemheld. Plus tôt vous aurez la clarté sur ce sujet, plus tôt vous pourrez prendre les mesures nécessaires, dans un sens comme dans l'autre. » Je précise que les astuces 2 à 4 sont issues de l’Ayurvéda reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1982 comme médecine traditionnelle. Je compléterai l’astuce 3 par ce qui suit :

Les graines cumin mais aussi de fenouil ou de fénugrec, de cardomome sont à mâcher à raison de quelques pincées directement après les repas en digestif pour des éventuelles indigestions, lourdeurs, fermentations, ballonnements et constipation. Pensez à emporter ces graines avec vous lors des prochains voyages ou repas à l'extérieur. Elles serviront d'outil de secours pour les désagréments de digestion qui peuvent accompagner vos déplacements et les repas qui sortent du quotidien. Anil Abhimanyu Sharma, chef de cuisine indienne et spécialiste des épices et en Ayurvéda https://lotuschef.mystrikingly.com, préconise de rajouter une pincée d’asafoetida (aussi appelé « Hing » en Hindi) lors de la cuisson des légumineuses. Cette poudre aide à la digestion et est « anti-flatulences ». Vous pouvez également faire des infusions de graines de cardamome et de fenouil (attention la cardamome ne doit pas être utilisée par les personnes atteintes de troubles cardiaques).


Et si la peur est déjà devenue un compagnon quotidien, il est conseillé de faire quelque chose le plus tôt possible. C'est le seul moyen d'éviter que le syndrome de Roemheld ne soit associé à un véritable trouble anxieux. Cela ne doit pas nécessairement être fait avec l'aide d'un psychiatre et d'un psychothérapeute. Il est également possible d'agir activement contre les troubles anxieux à l'aide des neurosciences en consultant votre hypnothérapeute.

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Sylvie Palin-Luc

Praticienne en Thérapies Complémentaires

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IMPORTANT : Les thérapies complémentaires (hypnose, PNL, DNR et les soins énergétiques)

ne se substituent pas à une démarche thérapeutique traditionnelle, elles ne visent pas à faire un diagnostic ou à prévenir une pathologie. Elles sont compatibles avec tout traitement médical en cours ou à venir. Elles ne peuvent et ne doivent en aucun cas se substituer à un traitement médical qui dans tous les cas doit être poursuivi. En cas de doute demandez l’avis de votre médecin.


sources : (article traduit de l’allemand) Das Roemheld-Syndrom – wenn Blähungen Angst machen, Klaus Bernhardt - https://www.panikattacken-loswerden.de - « Pour en finir avec les crises d’angoisse », Klaus Bernhardt, 207 p., 2019, éd. Guy Trédaniel

[1] Klaus Bernhardt est psychothérapeute à Berlin, spécialisé dans le traitement des troubles anxieux, journaliste scientifique et médical, naturopathe spécialisé en psychothérapie et membre de l'Académie de gestion éducative des neurosciences, auteur du livre « Pour en finir avec les crises d'angoisse ». [2] Ludwig von Roemheld était médecin spécialiste en médecine interne. [3] Source: Thomas Kia, Hamid Emminger (Ed.): Exaplan - The Compendium of Clinical Medicine. 7e édition. Elsevier, Urban & Fischer, 2011, ISBN 978-3-437-42464-9, p. 23.


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